RAY LEMA QUINTET « HEADBUG » NOUVEL ALBUM !

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RAY LEMA Nouvel album  « HEADBUG »

Sortie le 22 Avril 2016 ( One Drop / rue Stendhal)

En concert le 26 Mai au festival Jazz à  Saint-Germain-des- Près (Paris)

Ray Lema "Headbug"Featuring : Etienne Mbappe , Nicolas Viccaro , Iving Acao ,

Sylvain Gontard .  Special guest : Manu Dibango

« Le Jazz n’est pas une musique, c’est une attitude » : c’est une phrase de Miles Davis que Ray Lema a fait sienne, car elle correspond à la manière dont il envisage la pratique du jazz. Ray Lema ne se considère pas comme un jazzman, mais préfère mettre en avant son travail de compositeur à l’écriture singulière, à travers la pratique d’un jazz décomplexé et personnel, qui ne cherche pas imiter les américains. Une musique portée par l’esprit de groupe, où la fraternité et l’entente sont au service d’un discours créatif et imaginatif.  Un groupe cohérent, où chaque musicien est à l’écoute de l’autre, et joue avec l’autre, dans tous les sens du terme. Une tribu soudée, où la basse et la batterie construisent les fondations, le piano, les indispensables ornements, et où le saxophone et la trompette partent dans des envolées lyriques dans d’entêtants contre-chants simultanés. Une formation, où la musique circule librement, mais dans une direction précise, guidée par l’énergie du groove, le sens de la mélodie, et une subtile recherche harmonique. Des compositions originales écrites pour un quintette exceptionnel et multiculturel qui, quatre ans après un premier essai concluant (« VSNP »), revient avec force et fracas dans la cour des grands du jazz.

Si « Headbug » signifie « Prise de tête », ce n’est pas pour qualifier l’ensemble de cet album fluide, limpide, et remarquablement bien construit, mais uniquement le titre éponyme qui ouvre le disque, où Ray Lema s’est effectivement « pris la tête » pour trouver une structure harmonique cohérente et efficace pour magnifier ce morceau au groove particulièrement dynamique et foisonnant. Une entrée en matière exemplaire qui va se prolonger tout au long de cet album riche et varié, où l’afro-beat irrésistiblement dansant, peut céder la place à de belles mélodies sous forme de langoureuses ballades sensibles (Nâab, Ulagaresh). Un jazz africain porté par des rythmes acrobatiques, qui s’amuse à faire des clins d’œil au Brésil, à travers une relecture très originale de « Samba De Uma Nota So » de Jobim et une composition insolite où se marie funk et samba : « Mira ». Un jazz dense et multiple qui arrive à marier rythme afro-cubain et chanson française (Mon Bel Amour) et à rendre un très bel hommage à l’ainé, au grand frère, le marabout de la musique africaine : Mr Manu Dibango, impressionnant (et inattendu) au Marimba dans « No Hiding ».

« Headbug » propulse le jazz hexagonal hors des sentiers battus, vers des rivages aux formes et aux couleurs musicales rarement explorées, pour un voyage aux paysages luxuriants et touffus, où l’énergie côtoie la poésie dans le meilleur des mondes.

Lionel Eskenazi

 CONTACT PROMOTION : SOPHIE LOUVET 06 84 40 61 51 louvetso@wanadoo.fr

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VSNP – Grand Prix Charles Cros 2013

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Ray Lema diplome palmares 2013 057Le label One Drop et Ray Lema sont fiers de vous annoncer l’attribution du Grand Prix 2013 de l’Académie Charles Cros de Musique à l’album Ray Lema Quintet – VSNP (Very Special New Production) , décerné le 21 novembre 2013 à Paris !

 

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Ray Lema :  » Notre musique est victime de son succès « 

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Pianiste, guitariste, et compositeur de renommée internationale, le musicien congolais Raymond Lema a Nsi, dit Ray Lema, nous a accordé une interview dans laquelle il nous donne  son avis sur l’état de la musique congolaise aujourd’hui, telle qu’il la conçoit et la perçoit. Pour étayer son récit, il revient sur quelques faits marquants de sa carrière. Il évoque aussi ses débuts en musique, ses goûts musicaux, son nouvel album, l’action des combattants…Chaleureux et aimable, l’homme et l’artiste s’interpénètrent.

 
Qu’est devenu l’artiste musicien que vous êtes ?
 
Je suis toujours le même artiste. Un parmi tant d’autres qui existent dans le monde. Je fais des disques, des tournées…Je ne suis pas devenu quelqu’un de spécial à part ce que je suis.
 
Beaucoup de mélomanes congolais ne vous connaissent pas. Comment expliquez-vous cette méconnaissance, par le grand public, de votre talent, malgré votre renommée sur le plan international ?
 
Simplement parce que je ne sers pas assez la musique dominante. Il y a une musique dominante au Congo : la rumba. C’est quelque chose, dont je me plains d’ailleurs. Comme directeur de musique du Ballet national congolais, j’ai été missionné par la présidence du Zaïre, à l’époque, de sillonner le pays afin de réunir au sein du Ballet national les représentants des meilleurs musiciens de toutes les ethnies de notre grand pays. J’ai ramené à Kinshasa environ 70 musiciens. Nous avons travaillé et monté des spectacles ensemble. Je connais donc le nombre de musiques différentes que nous avons au Congo. Ce que je ne comprends pas, bien que j’aime la rumba, c’est la dominance d’un seul type de musique dans un pays aussi riche, culturellement et artistiquement, qu’est le Congo. Je refuse même de le comprendre. Que fait-on pour promouvoir un peu plus notre culture et notre art ? La question mérite d’être posée, car la culture et l’art constituent la véritable richesse d’une nation, ainsi que le moteur de son existence et de son développement. 
 
Au Congo, si vous ne faites pas de la rumba, vous êtes un ringard, voulez-vous dire ?
 
Oui. Malheureusement, c’est ça, et le constat est terrible.
 
Êtes-vous de l’avis de ceux qui disent que la musique congolaise est en perte de vitesse ?
 
Personnellement, je n’ai pas ce sentiment. Je dirais plutôt que notre musique est victime de son succès. Tout succès a un prix. Souvent quand on a du succès, on se replie sur soi-même ; on ne fait plus cas de ce qui se fait ailleurs. C’est ce qui se passe avec la musique congolaise, qui a servi, pendant très longtemps, d’exemple à presque toutes les musiques en Afrique. C’était la première musique en Afrique. Aujourd’hui, l’artiste musicien congolais ne travaille plus assez et s’est enfermé dans son succès. Le problème est là. De plus, en Afrique, et plus précisément  au Congo, le chanteur s’appelle  musicien. L’instrumentiste, le vrai musicien, a perdu son statut en devenant un simple travailleur au service du chanteur. L’instrumentiste , qui est censé faire le travail de fond, n’est plus motivé. Il ne crée plus. Il est plafonné. Pour sortir de cette hibernation , il faut redonner à l’instrumentiste son rôle de compositeur de musique. C’est important.
 
Comment avez-vous découvert votre passion pour la musique ?
 
J’avais 11 ans quand j’ai commencé à jouer à la musique. Je suis rentré au séminaire car j’éprouvais l’envie d’être prêtre. A mon arrivée au séminaire, on me fait passer, à l’instar de tous les aspirants, des tests d’aptitude. J’ai essayé plusieurs activités, dont le football et la musique, notamment la guitare. Les pères m’ont trouvé très doué pour la musique. Ils m’ont dit que ma vocation était la musique. Ils m’ont donc cloué à la musique. De ce fait, ils m’ont mis à l’orgue pour accompagner les messes grégoriennes. Après la musique  grégorienne, les pères m’ont mis à la musique classique grâce à un piano qu’ils ont fait venir de Belgique. Mon premier contact avec la musique, c’est la musique classique. J’ai commencé par jouer du Beethoven, Mozart, Bach…Deux ans après, pour des raisons personnelles, j’ai quitté le séminaire. J’ai continué mes études, secondaires et universitaires, avant de devenir musicien professionnel. Je devins guitariste dans le groupe de Gérard Kazembe. Ma passion pour la musique devenait trop forte que j’ai dû abandonner mes études universitaires pour me consacrer à cette activité.
 Ray Lema, le pianiste congolais
Vous avez des goûts musicaux très éclectiques. Vous jouez le blues, du  jazz, le rock, de la musique classique, les rythmes congolais traditionnels et modernes. Rien ne vous est étranger.  Comment définissez-vous votre style musical ?
 
Je n’ai pas de style et je ne cherche pas d’en inventer un. En tant qu’instrumentiste, la seule manière de progresser est de s’intéresser à toutes les musiques. Je m’intéresse à toutes les musique. Je n’ai donc aucun problème pour jouer du reggae, du jazz, du rock, la musique symphonique… J’aime la diversité  qui doit s’appliquer aussi en musique. Comme je sais lire et analyser la musique, il me suffit seulement d’écouter et je comprends ce qu’il faut jouer. C’est ma façon de fonctionner et cela me va bien.
 
Lors d’une interview sur une des chaines de télévision françaises, vous avez fait l’éloge de la musique traditionnelle du Kasaï. Qu’a-t-elle de particulier ?
 
J’avais parlé de la musique traditionnelle chez les Lulua du Kasaï. Les Lulua, dans la pratique de leur musique, utilisent un mode musical particulier (Ray Lema en fait la démonstration en jouant au piano NDLR). Ce mode n’existe que dans cette petite partie du Congo et dans une portion de territoire de l’Inde. Cette constatation m’a toujours intrigué. Je profite de l’occasion pour rendre hommage à la personne qui m’a beaucoup aidé à comprendre les musiques traditionnelles : un Lulua. Il s’appelait Tshibamba. Il fut un grand joueur de la Sanza. Il n’est plus de ce monde. Au début, en jouant les musiques traditionnelles, moi en tant que musicien moderne, j’étais perdu. Tout le monde essayait de me persuader de la pertinence de sa musique. Grâce à lui, je suis arrivé, au fil du temps, à comprendre la philosophie de différentes musiques que nous avons au Congo.  
 
Avez-vous un modèle en musique ?
 
J’en ai beaucoup. En tant que professionnel, j’écoute toutes les musiques. J’essaie d’expliquer aux jeunes que le premier secret du progrès en musique, c’est d’apprendre à admirer les autres artistes pour voir ce qui vous  manque. Sinon, vous n’avancerez  jamais. Ce principe, je me le suis toujours appliqué à moi-même. 
 
Avez-vous actuellement un album sur le marché ?
 
Oui, c’est le VSNP pour Very Special New Production. C’est du pur Jazz. C’est la première fois que je fais un album qui s’en tient à un seul et unique style. Et il a été très bien reçu.
 
Comment réagissez-vous à l’action des  « Combattants », qui interdisent les concerts en Europe,  accusant les artistes musiciens congolais résident au Congo de « collaborer » avec le pouvoir en place à Kinshasa ?
 
Je n’ai pas approché d’assez près les combattants pour connaître leur motivation profonde. A mon avis, ce sont des choses qui doivent se régler par le dialogue. Je n’ai jamais été pour la violence. Je pense que les artistes musiciens congolais et les combattants peuvent s’asseoir autour d’une table et débattre du problème. Si problème il y a. Nous sommes tous des adultes. La violence n’arrange rien.   
 
Quels sont vos projets ?
 
J’ai des projets plein la tête. Je fais trop de choses : musique, théâtre… Ce qu’il faut savoir, il y a pas seulement la musique de Ray Lema. Je travaille sur plusieurs projets pour d’autres artistes et créateurs. Et je ne m’en lasse pas.
                   
Propos recueillis par Robert Kongo, correspondant en France (Copyright Le Potentiel)
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Revue de Presse VSNP- quintet

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Revue de Presse VSNP- quintet :
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Ray Lema revient avec V.N.S.P, un nouvel opus 100% jazz. En quintette ,(…) le pianiste et compositeur congolais rend hommage à Herbie Hancock et Fela Kuti. Une échappée-belle façon blue note ! (RFI)

Dopé par la basse sautillante d’Etienne Mbappé, »VSNP » s’impose déjà comme une des meilleures sorties jazz de ce début d’année. (l’Écho Républicain)

Ce VSNP quintet, très jazziste dans la forme, relate et interprète avec acuité et accointance l’énergie et l’élégance des compositions de Ray Lema.(…)Le jeu brillant et percussif de Lema fait son miel d’un tel duel rythmique (Etienne Mabppe, Nicolas Viccaro) sur lequel il prend appui et construit des lignes mélodiques simples, efficaces, dansantes; auxquelles répondent chaleureusement les cuivres (Irving Acao, Sylvain Gontard)           (**** Jazz magazine, Lorraine Soliman)

Au New Morning, on assistera aux noces ardentes entre sensibilité à fleur de mélodie et chatoiement harmonique, ingéniosité musicale et groove suavement contagieux.(l’Humanité, Fara C)

Le voilà frétillant derrière son piano, revenu à ses amours de jeunesse, le jazz, avec un quartet de jeunes loups (…) L’Afrique parée des tons moirés de Blue Note, un beau défi. (Nova – Rémy Kolpa Kopoul )

Ray Lema, c’est l’incroyable destin d’un gamin du Congo né dans un train, amoureux de Mozart, futur Directeur du Ballet National du Zaïre et complice de Tony Allen ou Jean-François Jenny-Clark. Son nouveau disque V.S.N.P nous plonge dans un joyeux mélange de Jazz (option Hard-Bop et Soul) et de musiques africaines. (Radio TSF – 1 titre en playlist)

Ses compositions (…), les saveurs de l’afro jazz et la rythmique enjouée font de V.S.N.P l’un des bonheurs de ce début d’année. (So Jazz – Eric Delhaye)

Le résultat est éblouissant de sensibilité délivrant aussi bien de l’énergie que de la volupté. Superbe… (KR Home studio magazine)

Le jazz s’offre une autre dimension avec cet album ! (ZicaZic)

Pour son nouvel album, «VSNP», Ray Lema fait le pari d’emmener ses partenaires et ses nombreux admirateurs dans un voyage musical où le jazz est le dénominateur commun à toutes ses expériences sonores. Entouré de véritables virtuoses, dont Etienne Mbappé à la basse, il entend raviver la force expressive du peuple noir dans toute sa diversité (…) Le 7 février 2013, le New Morning à Paris accueillera respectueusement l’un des maîtres discrets de «L’épopée des Musiques Noires», le trop rare Ray Lema ! (RFI – Joe Farmer)

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Les albums Mizila, Green Light, Stop Time, Tout Partout et les Voix Bulgares réunis dans un coffret

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Les albums Mizila, Green Light, Stop Time, Tout Partout et les Voix Bulgares réunis dans un coffret sorti chez Buda Musique:

« Un Jazz teinté d’Afrique  » – M le magazine du Monde | 22.03.2013  

coffret Buda Musique Ray Lema

Quelques semaines après la sortie de V. S. N. P., un opus marqué au sceau du jazz enregistré en quintet, la parution de ce coffret regroupant cinq albums de Ray Lema , sortis entre 1992 et 2004, apporte un éclairage sur l’attractif talent polymorphe du pianiste et chanteur congolais.

Du fruit de sa rencontre avec un chœur de femmes bulgares (Ray Lema, Professeur Stefanov et Les Voix bulgares de l’ensemble Pirin’) au piano solo (Mizila), ce recueil en cinq volets démontre à quel point ce musicien, emblématique de l’apport de l’Afrique à la diversité de la scène française, a toujours été un homme de défis, friand de possibles musicaux, qui n’a jamais oublié d’où il vient. De quoi susciter l’envie d’en écouter encore davantage, à travers ses autres enregistrements ou sur scène.

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Communiqué de Presse: Ray Lema Quintet – « VSNP – Very Special New production »

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Ray Lema Quintet – « VSNP – Very Special New production »

Sortie le 21 Janvier (One Drop/ Rue Stendhal)

En concert au New Morning le 07 février 2013

9 titres inédits pour ce formidable quintet composé d’excellents musiciens, compagnons de route de Ray LEMA dont certains depuis de nombreuses années.

Etienne MBAPPE à la basse tient le rôle du maître tambour dans la tradition musicale d’Afrique Centrale, il partage le Verbe avec Ray LEMA dont le jeu de piano mélodique et maîtrisé vient apaiser ou attiser  la fougue et la puissance du jeune Nicolas VICCARO à la batterie qui accompagne et souligne les chants des deux cuivres, Irving ACAO au sax ténor et Sylvain GONTARD  à la trompette.

Le quintet est l’aboutissement d’un long travail de réflexion  engagé depuis un certain temps dans la carrière musicale de Ray  LEMA.  Après le solo et le trio est venue l’expérience de quelques concerts au Cameroun en quartet (avec Irving Acao au sax) qui a sucité l’envie d’y adjoindre la trompette de Sylvain Gontard.

Début octobre 2012, les cinq musiciens se retrouvent en studio pour enregistrer les nouvelles compositions de Ray LEMA. La magie opère et l’album est enregistré dans les conditions du live  avec la joie de jouer ensemble et une bonne humeur que l’on ressent tout au long de l’album.

4 titres sont dédiées tout particulièrement à des personnes spéciales pour Ray  LEMA : Fela Anikulapo et Herbie Hancock, tous deux sources d’inspiration, l’amie  « qui fait la fierté de l’Afrique » l’essayiste malienne Aminata Traoré, et enfin son oncle, Etienne NKAZI originaire du village de Ntimansi au Congo RDC, décédé en février 2010 à l’âge de 129 ans (dont la vie est en partie racontée dans le livre « Congo » de David Van Reybrouck).

Tout en utilisant l’idiome jazz qui donne cette merveilleuse liberté d’expression aux musiciens, le  Ray LEMA « VSNP-Quintet » est un groupe d’un nouveau genre, mélangeant les finesses harmoniques des musiques occidentales aux saveurs fortement  épicées du continent africain. 

Contacts promotion : SOPHIE LOUVET: +33 (0)6 84 40 61 51 

louvetso@wanadoo.fr 

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Orchestre Symphonique Université de Brest et Ray Lema pour le Festival du Bout du Monde – Août 2013

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Ouest France le 18/12/2012 . Le pianiste Ray Lema rencontre l’orchestre symphonique universitaire de Brest

Avec le pianiste et chanteur Ray Lema et les 80 musiciens de l’orchestre universitaire de Brest, ce projet original, qui ouvre la musique symphonique aux polyrythmies africaines, sera présenté, l’été prochain, au festival du Bout du Monde.

« Je suis très curieux de toutes les musiques, pour lesquelles je me sens l’âme d’un éternel étudiant. Et j’adore les rencontres… » Le musicien Ray Lema vient d’arriver à Brest, pour son nouveau projet mené avec l’Orchestre Symphonique Universitaire de Brest : une création jazz-world symphonique, qui sera présentée l’été prochain au festival du Bout du Monde. « Depuis longtemps, nous avions envie de surprendre, de nous ouvrir à de nouvelles esthétiques, notamment symphonique, explique Jacques Guérin, directeur du Bout du Monde. Au fil des affinités et des rencontres, ce projet, une fusion créative et sophistiquée des rythmiques originelles d’Afrique et de la musique symphonique, a vu le jour avec l’orchestre brestois. »

Ray Lema, pianiste et chanteur d’origine congolaise qui a élu domicile en France depuis presque 30 ans, avait déjà tenté l’expérience en 2009, avec l’Orchestre Symphonique de Sao Paolo. Son chef d’orchestre, Joao Mauricio Galindo, avait alors choisi treize compositions de Ray Lema, qu’il avait ensuite agencées en mouvements sur le modèle de la symphonie classique.

« Cette expérience a changé ma vie. J’ai découvert, dans ma propre musique, des intentions, des inflexions que je n’y avais jamais entendues auparavant, raconte Ray Lema, qui, enfant, a approché la musique en étudiant Bach, Mozart et les compositeurs de l’école européenne classique. Je souhaitais réaliser à nouveau le projet avec un orchestre de mon pays d’adoption, qui reste, encore, un pays de culture. »

Dirigés par Jean-Philippe Brun, les 80 musiciens de l’orchestre symphonique universitaire de Brest ont donc au programme de leurs répétitions 13 morceaux insolites, optimistes et vivifiants, dans l’esprit des comédies musicales, portés par des cuivres, des violons et la voix enjôleuse de Ray Lema.

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1,2 avec Ray Lema « Je crois qu’il faille vraiment mettre en avant le problème culturel en Afrique »

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1,2 avec Ray Lema « Je crois qu’il faille vraiment mettre en avant le problème culturel en Afrique »

En 2006, Ray Lema retrouve deux de ses anciens compagnons : Etienne Mbappe et Francis Lassus. Leur rencontre donne lieu à un nouvel album baptisé «Paradox». Nous avons ainsi eu le plaisir de déguster ses notes nomades au cours d’un concert à l’IFC , antenne de Yaoundé. C’était le 25 mai dernier au cours du festival national des « scènes d’Ebène ». Au micro, l’artiste nous livre ses confidences alors qu’il est encore sous le coup de l’émotion…

 

en scène!

1-www.kulturoskope.com : Etes-vous satisfait de votre séjour au Cameroun, Ray Lema ?
Ray Lema : En fait c’est quelque chose que je suis en train de dire depuis que je suis là ! Dans notre Afrique à nous, le Cameroun c’est le premier pays africain en dessous du Sahara, où les gens savent écouter la bonne musique moderne instrumentale. C’est surprenant pour moi et j’aimerai y revenir plus souvent parce qu’on a besoin des gens qui savent écouter. Vous avez vu à la fin du concert, j’ai parlé de la musique du tibia ! Moi aussi je sais en jouer, seulement tout un continent ne peut pas reposer sa base musicale sur cette musique là !!!

2 –www.kulturoskope.com :c’est quoi la critique musicale que vous faites concrètement sur l’Afrique ?

Ray Lema : La critique de cette Afrique est que, les instrumentistes sont cachés derrière les chanteurs et comme ces derniers veulent tous être des vedettes, alors, il préfère viser la musique du tibia et tout le continent est obligé de se rouler dans ça…Nous avons un problème de reins !

 

avec Irvin Acao et Etienne Mbappe à la bass!!!

3-www.kulturoskope.com : Rumba, salsa, bossa-nova…D’aucun qualifient votre musique de nomade et vous quelle identité donnez-vous à votre musique?

Ray Lema : Vous savez, je suis le type de musicien qui n’a pas d’identité fixe. J’ai déjà eu à produire des gens qui font de la rumba, du reggae et je ne sais quoi encore. Mais je m’ennuis terriblement dans la mesure où je dois juste faire « doum tchak,doum tchak » pendant une heure! Je risque de m’endormir en route .Donc comme j’aime bien le reggae ;je peux en faire et même de l’assiko. Moi je suis mon cœur et j’aimerai bien que l’Afrique commence aussi à suivre son cœur. Savez-vous qu’au Cameroun seulement il ya vous avez aux 200 ethnies ?vous allez vous arrêter au bikutsi parce que c’est la commande des autres ? Du matin au soir, « tac,tac,tac,tac » ,le même son…Quand même !Moi je pense qu’il faut le vivre !

4-www.kulturoskope.com : Et si vous nous parliez de vos projets avec l’Unesco ?

Ray Lema : Ah ! II faut dire que depuis un moment, je bagarre beaucoup (rires).Je crois qu’il faille vraiment mettre en avant le problème culturel en Afrique. En occident, on dit qu’il est économique ; moi je crois qu’il est plus structurel. Donc mon projet est d’amener les gens à aimer les musiques traditionnelles. J’ai déjà glané des gens de gauche et à droite pour transcrire ces musiques sur partition pour qu’elles soient mises à la disposition des enfants dans des écoles. Il faut qu’il commence à comprendre cette musique dès le bas âge. Donc un enfant camerounais peut trouver sur sa table du béti, du douala, du bassa, du bamiléké et toutes les autres langues et du coup, nous allons avoir une génération qui ne sera plus compartimentée. Toutes ces choses seront sa culture. Donc voilà comment résumer très très fort le projet pour lequel nous avons approché l’UNESCO qui malheureusement, ne deal qu’avec les Etats. Moi je ne suis qu’un individu, on m’a répondu qu’il faudrait que l’initiative vienne de l’Etat. Voilà !

Réalisé par Fidèle Ntoogue

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Ray Lema, tout un monde !

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Ray Lema, tout un monde !

Le Mythique musicien congolais s’est produit samedi sur la scène de l’IFC de Douala.

Institut Français du Cameroun, antenne de Douala, ce 26 mai 2012. Il est un peu plus de 20 heures et le rêve de nombreux spectateurs va se réaliser, voir enfin sur scène en chair et en os, Ray Lema, fils de la République démocratique du Congo, citoyen du monde. Grâce à l’initiative du Festival de théâtre et de musiques du monde Scène d’Ebène, le musicien a, pour la première fois, foulé le sol camerounais. Douala, après deux concerts à Yaoundé, est la troisième étape musicale de l’artiste à la discographie bien fournie, près d’une vingtaine d’oeuvres, sans compter les collaborations.

Douala, c’est une ville particulière pour lui, et il le dit au public. Il l’a vécue et imaginée à travers les yeux et les sons de Manu Dibango d’abord, avec qui il a été sur les routes en duo pendant trois ans, et du bassiste Etienne Mbappe ensuite, sur scène ce soir avec lui. Pour compléter, la bande se présente sur les planches de l’IFC, le saxophoniste cubain Irving Acao et le batteur Nicolas Viccaro.

Un quartet multiculturel qui raconte bien l’histoire de Ray Lema, un être en perpétuel voyage, né dans un train, à l’aise dans tous les registres, dans toutes les vocalises. D’un bout du monde à l’autre. Pour ce spectacle, il a choisi d’être pianiste, lui qui est également guitariste, percussionniste. Et le préambule se passe de tout commentaire et de toute voix également. Juste de l’instrumental qui prend les accents d’une ballade rumba. Par ses doigts agiles et connaisseurs, l’auteur de « 99 » réveille Kinshasa la Belle de ses jeunes années. Des doigts qui au fil du spectacle, au gré des solos et des dialogues avec les autres instruments, se plongent dans la folk, le swing, le bebop, le blues mandingue, des airs couleur soleil des Antilles, créant une ambiance de carnaval créole, des sonorités latines … Même voyage autour du monde pour sa voix d’une tessiture maîtrisée, bien entendue marquée de l’empreinte si caractéristique des crooners de la rumba, mais prenant volontiers aussi les intonations d’un poète jazz, d’un griot d’Afrique de l’Ouest ou d’un chanteur de bluegrass du Sud des Etats-Unis.

Le périple a également eu lieu dans la discographie de l’artiste qui a baladé les spectateurs d’un album à l’autre, entre « Ali Farka », « Paradox », « StopTime », « Ata’Ndele », « Yalelo », « Yolele », « São Tomé », « Nalelela », « Jamais Kolonga », « Lusala », « Souira » … Des hommages à des artistes disparus, mais également à sa terre, à laquelle il dédiait ses pensées entre deux notes. Des sonorités au style feutré, jamais agressif, qui auront su trouver l’accord parfait avec le public, qui a su manifester son adhésion par des applaudissements nourris et des cris, trop heureux de découvrir un spectacle à la hauteur de la légende vivante, Ray Lema.

Rita Diba

Tribune du Cameroun 29 mai 2012

 

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Scène d’Ebène 8e édition : concert incroyable de Ray Lema à l’IFC de Yaoundé

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Scène d’Ebène 8e édition : concert incroyable de Ray Lema à l’IFC de Yaoundé

Le légendaire Pianiste africain Ray Lema a littéralement offert un spectacle phénoménal au public venu nombreux à l’IFC de Yaoundé vendredi 25 Mai 2012.

Inoubliable ! Et le mot est faible ; le pianiste d’origine Congolaise Ray Lema a complètement inondé de joie les fans venus de toute la capitale, pour le voir à l’œuvre. Plus qu’un musicien au talent incommensurable, Ray était perçu jusque là comme un mythe par la plupart des spectateurs présents vendredi dans la salle des spectacles de l’institut français de Yaoundé. Et s’ils ont pu vivre cet instant magique, c’est en partie grâce à ce jeune camerounais qui à travers son festival « Scène d’Ebène », œuvre pour la promotion de notre culture, qui n’est autre que Tony Mefe.
Annoncé pour 20h, c’est plutôt timidement que le public se ramenait. Une scène qui ne manquera pas de susciter le mécontentement de certains : « Un Ray Lema et il n’y a personne ?…Vraiment les camerounais ne connaissent plus rien de la vraie musique… », peste une dame héritée, juste à notre gauche. Que s’est-il donc passé ? Est-ce la communication qui a été mal gérée ? Ou peut-être le public devenu hostile et aurait décidé de bouder la « bonne » musique au profit de celle dite du « tibia », comme l’a si bien dit Ray lui-même ? D’aucuns craignaient le même scénario de la veille au « petit tam-tam » où le monde arrivait à compte-gouttes jusqu’après 23h. Autant d’interrogations que n’ont pu s’empêcher d’avoir la dizaine de fans arrivés plutôt, et les membres du comité d’organisation eux-mêmes presqu’impuissant face à ce constat.
Après trente cinq minutes de retard, les portes se ferment enfin mais heureusement le monde arrive au fur et à mesure ; Roblack (le présentateur du spectacle) peut alors saisir le micro et présenter la terrible équipe de Ray Lema qui aura la lourde tâche non seulement d’accompagner ce monument de la musique mondiale, mais aussi d’entretenir un public devenu exigent avec le temps.
Ils sont tour à tour cités : le jeune et très prometteur Irving Sierra acao (de Cuba) au saxophone, l’inégalable bassiste aux gants noirs Etienne Mbappè du Cameroun, et un Jeune français à la batterie.
Standing ovation pour le grand Ray Lema qui fait alors son entrée, très décontracté et avec la bonne humeur qu’on lui connait. Le voyage peut alors commencer et en jetant un petit coup d’œil derrière, on remarque la salle enfin bondée de monde.
Le quartet va arracher à chaque fois des cris et applaudissements d’un public séduit et conquis ; mais ce n’est qu’un début…
L’atmosphère culmine lorsqu’est venu le moment où chacun se lançait à une démonstration personnelle pédant son génie et la maîtrise parfaite de son instrument devant une assistance exulter comme jamais. Même Ray avait du mal à rester assis…
Plusieurs titres de son dernier album « 99 » seront joués et il marquera de temps en temps une pause pour nous servir une anecdote ou quelques leçons et explications ayant trait à sa carrière.
Après près de 2 heures de spectacles, le public en redemandait encore. Un dernier pour la route…, comme on a coutume de dire, et le très célèbre pianiste (40 ans de carrière déjà, tour du monde compris), Ray Lema peut enfin inviter ses pairs à ses côtés, l’instant d’un salut, d’un au revoir à ce magnifique public et l’expression d’une gratitude à son égard.
Il retrouvera plutard ses nombreux fans dans le hall pour des autographes et quelques photos en passant ; mais le pianiste n’aura pas le temps de souffler car il devait se produire aussi à l’Ifc de Douala dès le lendemain.

CulturEbene.com par Darysh – 27.05.2012

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Ray Lema renoue avec ses racines congolaises

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Depuis plus de trente ans, Ray Lema n’était pas retourné chez lui. « J’irai au Congo quand je pourrai y jouer sur un vrai piano », affirmait-il récemment. Il est pourtant parti à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), et y a joué du piano. Devant des jeunes musiciens et des enseignants de l’Institut national des arts (INA), une sorte de conservatoire en déliquescence.

Un prétexte artistique a eu raison des blocages du musicien. Une création commandée par Détours de Babel, présentée en ouverture de la deuxième édition du Festival des musiques du monde contemporain (23 mars-7 avril, à Grenoble et dans l’Isère). « Sur ce projet, l’idée est de passer, à travers Ray Lema, des musiques traditionnelles aux musiques modernes », explique Benoît Thiebergien, directeur artistique de ce festival privilégiant les « créations croisées et transculturelles », qui a pris la suite des 38e Rugissants et du Grenoble Jazz Festival en 2011. Dans Station Congo, il y aura des « machines », et – fait rare – Ray Lema jouera de la guitare.

Il a réuni des musiciens installés en Europe (dont le Congo-Bruxellois Fredy Massamba) et d’autres qui feront le voyage depuis la RDC. A Kinshasa, Ray Lema a écouté des rappeurs et des musiciens traditionnels. Il a retenu KMS, un duo de tchatcheurs à la parole libre, engagée, capables de passer en souplesse du lingala au français. Il a convoqué des musiciens luba du Kasaï All Stars, un collectif de la province congolaise du Kasaï. Alors que certaines traditions musicales ont disparu au Congo, celles des Luba sont restées intactes, selon Ray Lema. « Ce retour a été une succession de chocs émotionnels », confie le musicien, qui est allé se recueillir sur la tombe de sa mère, dans le village où il est né en 1946, dans le bas Congo.

Savant fou

A Kinshasa, il a été horrifié par l’état de l’hôpital général, où « il faut enjamber des corps dans les couloirs », atterré de constater que le Ballet national, à la naissance duquel il avait oeuvré, au début des années 1970, ne possédait aucune archive. Cette création lui a permis de renouer avec les siens, se réjouit-il, lui que l’on perçoit souvent là-bas « comme un savant fou, la tête perdue dans les nuages ».

Après cette reprise de contact, il a bien l’intention de revenir. « Je veux ramener des instruments, organiser des workshops à l’INA. » Quant à la manière dont sa création s’inscrit dans la thématique voulue par le festival (Musiques en résistance), s’il admet que la musique est une force de survie au Congo, il se méfie des « slogans ». « Chez nous, on dit que c’est de la gromologie. » Le comble du musicien ? « Que chacun prenne son pied. Là est l’essentiel. »

LE MONDE | 22.03.2012

Par Patrick Labesse

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De retour au cœur de l’ébullition kinoise

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Ray Lema, de retour au cœur de l’ébullition kinoise

À Banlieues bleues et aux Détours de Babel, avec Station Congo, le maestro franco-africain rassemble les forces vives d’un pays marqué 
par la guerre.

Le festival Banlieues bleues braque les feux sur le Congo-RDC, mutilé par une longue guerre, pillé par les multinationales, mais dont le bouillonnement musical reste d’une force inouïe. Le 21 mars, à Villepinte, et le 25 mars, à Clichy-sous-Bois, des concerts – libres d’accès – restitueront les actions musicales menées sous la direction du chanteur Jupiter et de l’Okwess International, en direction de collégiens. Le même soir que Jupiter, le chanteur polyinstrumentiste et compositeur Ray Lema fera découvrir Station Congo, présentée par Banlieues bleues en partenariat avec le festival isérois Détours de Babel. Très attendue, cette création est le fruit des émouvantes retrouvailles du maître franco-congolais en exil depuis 1979.

Dans les années soixante-dix, l’ancien – et premier – directeur du ballet national du Zaïre avait sillonné le pays afin de recruter environ soixante-dix musiciens issus de presque toutes les ethnies. Tôt initié à la musique classique européenne, puis se passionnant pour la diversité de la Great Black Music américaine, l’érudit constitue un trait d’union idéal entre les peuples, les continents, les cultures. Lors de son retour au Congo, avec Benoît Thiebergien, directeur de Détours de Babel, il a auditionné nombre d’artistes pour former un groupe mêlant des artistes traditionnels et la jeune scène urbaine de Kinshasa. Il a notamment rencontré les membres du Ballet national. « Un moment douloureux, nous confie-t-il. Des musiciens que j’avais engagés, seuls cinq ont survécu aux maladies, aux guerres et autres vicissitudes de la vie au Congo. Voir le dénuement dans lequel ils s’évertuent à répéter m’a brisé le cœur. Mais persistent tant d’énergie et de talent ! Une leçon de vie. »

C’est cette vitalité kinoise qui embrasera bientôt nos pieds et nos têtes. Car c’est à la totalité de notre être que souhaite s’adresser le musicien citoyen. Surtout en ces temps de campagne électorale. Chez lui, la révolte boit à la sagesse, mais avec incandescence. « Je crois en la culture et en l’éducation pour sortir nos pays du bourbier où ils se trouvent. J’espère que la France saura renouer avec sa tradition humaniste et donner place à une vraie gauche. En tant que Français, je suis scandalisé par les délocalisations, et le chômage ainsi alimenté. Comme Congolais, j’appelle à des relations internationales plus justes et à la fin des arrangements entre dictateurs africains, multinationales et décideurs occidentaux. »

Fara C. (L’Humanité)

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L’Afrique sans les Djembés

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L’Afrique sans les Djembés

Magicien des sons, le compositeur Ray Lema, qui mêle rythmiques africaines et orchestre symphonique, appelle à métisser les répertoires.

Pathétique. L’affiche du prochain spectacle du Casino de Paris (du 17 au 29 janvier), dit tout des clichés qui pèsent sur la musique africaine. Elle comporte un slogan : <<Do you speak djembe ? >>, et deux photos de spectateurs armés de djembés, face  à l’Orchestre symphonique lyonnais et des musiciens africains. La caricature du bon Noir qui prête son tam-tam au petit Blanc. Et la perspective d’une cacophonie, sous couvert d’institution musicale reconnue. Réunir un orchestre symphonique et des rythmes africains a pourtant du sens. Encore faut-il savoir donner du corps à un tel projet, et avoir une autre perception des rythmiques noires.

Ray Lema est heureusement là pour le rappeler. Compositeur, pianiste et chanteur d’origine congolaise, ce magicien des sons, élevé à l’école de Bach et  de Mozart, a élu domicile en France il y a trente ans et navigué dans les eaux de la chanson française (Nougaro, Higelin) comme dans celles du vaste monde (les voix bulgares). A la recherche, toujours, d’une fusion créative au service de la sophistication des rythmes africains.

« Aujourd’hui, en France, s’indigne Ray Lema, il n’y a que le divertissement qui compte, et on met tout dans le même sac. Mais, dans la musique africaine aussi, des niveaux existent. Il n’y a pas que Magic System ou Amadou et Mariam ! »

 

En 2009, dans le cadre de l’Année de la France au Brésil, il est sélectionné, avec Richard Galliano, parmi des centaines d’artistes français pour représenter l’Hexagone.

Le jazz Sinfônica de Sao Paulo, orchestre dirigé par João Mauricio Galindo, reprend alors 13 titres de l’oeuvre de Ray Lema. Deux concerts suivent au Brésil, emmenés par 82 musiciens ! Le résultat, éclatant, habille chaque titre,  qu’il soit jazzy ou contemporain, d’une dimension flamboyante.

 

« Tous les autres continents ont des orchestres symphoniques qui font la démarche d’inclure leur répertoire moderne ou populaire, assure le compositeur. Si on le voulait, on pourrait faire notre propre mélange culturel en France et avoir la même dynamique que les Etats-Unis. La France a une histoire avec l’Afrique  quand même ! ››

Que les frileux orchestres symphoniques français, souvent cantonnés au seul répertoire classique, écoutent cet opus. Ray Lema n’attend qu’une chose : partager avec eux cette aventure grandiose.

Frédérique Briard – MARIANNE (semaine du 14 au 21 janvier 2012)

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Ray Lema Jazz Sinfônica de São Paulo (CD/DVD) – Le Monde

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Ray Lema
Jazz Sinfonica de São Paulo

Pianiste, compositeur et chanteur, le Franco-Congolais Ray Lema s’épanouit autant dans un exercice solitaire (Mizila, sorti en 2004) qu’en grande compagnie, comme dans cet enregistrement public spectaculaire, réalisé en 2009 au Brésil avec une quarantaine de violons et violoncelles. Ray Lema s’était déjà frotté aux cordes symphoniques avec l’Orchestre de Sundsvall, en Suède, pour son album Le Rêve de la gazelle (1998). Il recommencera, cette année, en compagnie d’un autre ensemble, en Haïti. Avec le big band brésilien (il y a des cordes, mais aussi des cuivres qui insufflent un swing jazz puissant), Ray Lema relit quelques hauts faits de son répertoire (Gaia, Stop Time ou C’est une Garonne, qu’il avait composé pour Nougaro), choisis par João Mauricio Galindo, directeur du Jazz Sinfonica et confiés à des arrangeurs plutôt bien inspirés, dont Ruria Duprat, lauréat de deux Grammy Awards (pour des albums de Randy Brecker et Lenine).

Patrick Labesse – LE MONDE / 09/01/2012

1 CD et 1 DVD One Drop/Rue Stendhal.

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Ray Lema & Jazz Sinfônica (Télérama)

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On aime beaucoup

Formé au piano classique et au chant grégorien, « musicogra­phe » du continent noir et jazzman avide de rencontres inédites, le pianiste et chanteur congolais concrétise, avec ce projet aussi curieux qu’ambitieux, un vieux rêve : celui d’ouvrir le monde symphonique aux polyrythmies africaines.

Treize pièces du répertoire de Ray Lema ont ainsi été choisies par le chef d’orchestre brésilien Galindo, réécrites par trois arrangeurs et interprétées au Brésil, en mai 2009, avec le Jazz Sinfonica de São Paulo, mi-orchestre symphonique, mi-big band.

Le son est insolite et vivifiant, avec des mélodies optimistes dans l’esprit des comédies musicales, portées par des cuivres triomphants, des violons tro­picalistes trépidants et la voix nasillarde, tendre et enjôleuse de Ray Lema. L’épique reprise de C’est une Garonne, de Nougaro, est un régal.

Le 07/01/2012 – Mise à jour le 04/01/2012 à 12h40
Anne Berthod – Telerama n° 3234

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Ray Lema & Jazz Sinfônica de São Paulo (RFI)

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Musicien phare de la scène des musiques inventives, Ray Lema, installé en France depuis le début des années 1980, a réenregistré au Brésil avec le Jazz Sinfônica de São Paulo, sous la direction du chef d’orchestre João Mauricio Galindo, treize de ses titres. Une relecture soignée au service d’une œuvre rare et éminemment plurielle.

Enfant, Ray Lema a approché la musique en étudiant Bach, Mozart et les compositeurs de l’école européenne classique. Le musicien et créateur qu’il est devenu, a, au fil d’une production éloquente, toujours su croiser traditions africaines et avant-garde. Mais ce n’est qu’en 2009, à l’occasion de deux concerts quil a pu réunir tous ses amours musicaux.

Invité dans le cadre de l’année de la France au Brésil, il a avec la complicité du Jazz Sinfônica de São Paulo, repris quelques-unes de ses pièces sous la direction João Mauricio Galindo. Mieux, après avoir écouté plus d’une centaine de compositions du compositeur né en RDC, le chef d’orchestre a choisi treize d’entre elles qu’il a agencées en mouvements sur le modèle de la symphonie classique.

C’est donc aux enregistrements (CDs et DVD) de ces concerts à l’auditorium Ibirapuera de São Paulo dirigé par le Maestro avec au piano le mutin Ray Lema que l’on a accès. La complicité entre ces deux hommes et l’engagement de tous les membres de cet orchestre donnent un sens tout particulier à cette relecture magistrale chargée en émotions, à ces pièces réarrangées.

Pour le musicien né sur le continent premier, cette expérience « change sa vie » comme il le raconte sur le DVD, lors des séances de travail préparatoire filmées. Le chanteur au timbre si particulier découvre dans sa propre musique des intentions, des inflexions qu’il n’avait jamais entendues auparavant. Les deux hommes et l’orchestre travaillent depuis sur de nouvelles créations. Un album étonnant et jubilatoire !

Par Squaaly (RFI-29/11/2011)

 

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