Nzimbu à Helsinki le 03 novembre 2011

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Notre Nzimbu toujours sur les routes !
pour ceux qui n’ont pas peur du froid ! venez avec nous !!
Nous serons à Helsinki en concert le 03 novembre prochain au Festival Etnosoi

Pour voir les denières nouvelles sur Nzimbu, allez sur Pearltrea, vous y trouverez articles et interview.

N’oubliez pas que vous pouvez toujours acheter le disque sur notre site, en téléchargement ou le recevoir directement chez vous en copie physique !

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Été 2014

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L’été qui se fait tirer un peu l’oreille s’approche quand même de nous, avec ses festivals et pour certains de belles vacances en perspectives. Pour nous, les musiciens, ce sont les grandes transhumances des festivals en Europe et souvent également d’enregistrement en studio pour préparer les productions de la rentrée.

Je n’échappe pas à cette règle ! pour pourrez donc nous retrouver en concert le 27 juin avec 350 enfants pour le Festival des Temps Chauds à Bourg-en-Bresse, quelques concerts sympathiques prévus en piano solo en Espagne (Madrid, Malaga et Barcelone), dont je mettrai les liens très prochainement pour los amigos de España, la joie et l’excitation de retrouver mon quintet VSNP pour quelques dates en France, dont le premier sera au Festival de Jazz de  Millau le 12 juillet prochain, et puis studio début août à paris pour enregistrer l’album de notre Nzimbu project, avec Fredy Massamba, Ballou Canta et Rodrigo Viana.

Et puis , sans oublier un nouveau projet, Still Point, avec le quatuor à cordes Des Équilibres, que nous vous présenterons à l’automne.

Quelques uns de mes nouveaux choristes pour le concert du 27 juin prochain au Festival des Temps Chauds !

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Festival des Mondes Pluriels & Cameroun

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De retour du Brésil, je serai en concert le 18 mai à 21 heures avec le Saka Saka orchestra au Festival des Mondes pluriels,  au Palais du Littoral de Grande-Synthe !

Et pour les amis du Cameroun, en quartet avec Etienne Mbappe à la basse, Nicolas Viccaro à la batterie et Irving Acao au sax, les 24 & 25 mai au CCF de Yaoundé, et le 26 mai au CCF de Douala, dans le cadre du Festival « Scène d’Ebène ».

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« Les Congolais se sont repliés sur eux-mêmes »

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À l’occasion de la sortie de son nouvel album, le pianiste Ray Lema revient sur sa musique, son pays d’adoption – la France –, mais aussi la République démocratique du Congo, où il ne s’est pas rendu depuis plus de trente ans… Sans complaisance.

Dans l’univers de la musique congolaise, Raymond Lema a Nsi, dit Ray Lema, est un cas à part. C’est le seul pianiste, et son art se nourrit de toutes les sèves du monde. En plus, il ne se prend pas pour une star, une vedette : il est tout simplement musicien. Établi en France depuis trois décennies, Ray Lema ne cesse de parcourir le monde et de multiplier les expériences avec ses frères en musique. Blues, jazz, classique, rock, rythmes congolais traditionnels ou modernes, rien ne lui est étranger. Pour lui, un instrumentiste doit faire la somme de nombreuses musiques en vue de connaître les arcanes d’un instrument. Il peut ainsi, en caressant les touches de son piano, trouver le son le plus pur, celui qui correspond à sa vision de l’art : la perfection. Dans son nouvel album, 99, Lema fait honneur à sa réputation de grand. Et son éclectisme, qui va des sons brésiliens au reggae, en passant par la rythmique congolaise ou le jazz, en sort renforcé. Et puis, en toute modestie, Ray Lema dévoile une autre facette : c’est un homme de convictions qui a horreur de la langue de bois.

Jeune Afrique : Votre nouvel album a pour titre un nombre : 99. En France, ce nombre désigne les étrangers. Qu’y a-t-il derrière ce titre ?

Ray Lema : Le nombre 99 ne s’applique pas uniquement aux étrangers qui sont établis en France. Il sert aussi à désigner les Français nés à l’étranger. J’ai choisi ce titre pour saluer ma famille 99 qui est vaste et diverse. Elle apporte beaucoup de richesses à la France, quoi qu’en pensent certains. Je dénonce un peu ce système français qui nous cause beaucoup de tracasseries. Nous avons acquis la nationalité française, nous travaillons dur, nous payons des impôts. Et nous contribuons à la richesse tant matérielle que culturelle de ce pays. Il est énervant de voir que le fait d’être 99 vous met à la merci de petits fonctionnaires qui abusent de leur pouvoir pour vous humilier sans état d’âme. D’où ce double sentiment : la fierté d’appartenir à la France et la frustration de constater qu’on n’est pas traité comme un Français à part entière.

En suivant votre parcours, on note que vous êtes parti du Zaïre, à l’époque, pour les États-Unis, avant de vous retrouver en France. Pourquoi n’êtes-vous pas resté aux États-Unis ?

Les États-Unis sont une sorte d’État-continent. Quand on y vit, on a l’impression de n’avoir aucun regard sur le monde extérieur. C’est un pays très narcissique. Le fait pour les Américains de se considérer comme les premiers au monde a une conséquence : ils ne sont pas attentifs à ce qui se passe ailleurs. Tout compte fait, ils se retrouvent non pas au centre du monde, mais plutôt à sa périphérie. Spirituellement, c’est une expérience que j’ai refusé de vivre.

Pourtant, vos racines musicales, tout en étant congolaises, sont aussi américaines…

C’est vrai. Mais elles sont également en partie européennes, parce que j’ai beaucoup travaillé la musique classique dans ma vie, arabes et asiatiques. Je suis simplement et humblement un humain qui vit de façon libre sa culture universelle. Il ne me coûte aucun effort de passer d’un mode gnawa à un mode blues, d’une harmonie classique à une rythmique traditionnelle congolaise. Lorsque j’étais le directeur musical du Ballet national du Zaïre, j’ai eu la chance de voyager à travers le pays et de pouvoir me rendre compte de son immense richesse musicale.

Dans 99, vous revenez à la musique traditionnelle du Kasaï. Qu’a-t-elle de particulier ?

L’ethnie luba du Kasaï est très importante pour moi, car elle est la seule à avoir les deux modes musicaux traditionnels. Ils ont des balafons, des sanzas, et ce sont des grands vocalistes. Du coup, les harmonies modales sont clairement énoncées. Pour diriger le Ballet national et comprendre les modes traditionnels, je me suis beaucoup fondé sur l’étude des Lubas. J’ai une dette culturelle envers eux et je ne rate pas la moindre occasion de la payer à travers mon travail.

Ouvert sur le monde, vous êtes pourtant méconnu du grand public congolais. Comment l’expliquer ?

Ce qu’on appelle la musique congolaise est le premier style musical à s’être exporté hors du pays. Les Congolais se sont repliés sur eux-mêmes, sur cette musique populaire, sans se rendre compte que le train du monde continue de rouler. Cela me dérange beaucoup. Moi qui ai travaillé avec une variété d’ethnies, qui connais leurs trésors musicaux, j’ai l’impression de n’avoir à faire qu’à une seule ethnie. La musique congolaise est basée sur trois accords. Dès que vous en ajoutez un quatrième, le chanteur est perdu parce que son oreille n’a pas été éduquée dans ce sens. C’est dommage !

Certains prétendent que la musique congolaise est en déclin. Qu’en pensez-vous?

Quand on devient artiste, on a des rêves personnels. Selon ce que je sais, il y a au Congo des artistes dont le seul rêve est d’acquérir, à Paris, une veste griffée. Je regarde cela avec beaucoup de fascination parce qu’au moment où certains jeunes rêvent d’aller sur Mars, d’autres ne pensent qu’à des fringues de marque ! C’est juste un problème d’éducation.

Parmi les objets qu’on trouve dans votre studio, il y a une photo de Joseph Kabasele Tshamala, l’auteur d’Indépendance Cha Cha. Que représente-t-il pour vous ?

Ce monsieur fait partie de mes débuts en musique. J’ai pu l’approcher. Il m’a beaucoup impressionné car il ne vivait pas la musique comme les vedettes congolaises d’aujourd’hui. Il était instruit et pouvait discuter de n’importe quel sujet avec beaucoup de maturité. C’était un humain épanoui. J’allais souvent chez lui à Limete [l’une des communes de Kinshasa, NDLR] pour discuter. Il m’a appris un tas de choses. Il reste un modèle.

Vous n’êtes plus rentré au Congo depuis trente-deux ans. Est-ce une rupture ?

Pas du tout. Je me sens toujours, sinon davantage, congolais. Mais j’aimerais pouvoir être utile au Congo sans prendre de risques inutiles.

C’est-à-dire ?

Les pouvoirs africains sont très énervés dès que vous leur posez des problèmes auxquels ils ne sont pas habitués. Ils ont alors l’impression que vous ne les aimez pas, que vous voulez les renverser… C’est là que mon côté français se manifeste. Ici, nous avons l’habitude de discuter, de poser des questions, sans haine. J’aime tourner le couteau dans la plaie sans avoir peur. En Afrique, les hommes au pouvoir sont encore très susceptibles. Ils pensent que leur tenir tête est un crime de lèse-majesté. À cause de cela, beaucoup de cerveaux africains, dans tous les domaines, préfèrent quitter le continent.

Ce que vous refusez, c’est de devenir, comme certains de vos confrères, un « griot » ?

Le griot, donc, le chantre du patron. Chanter le chef, c’est presque dans notre culture. Nous ne pouvons pas, nous Africains, refuser de nous ouvrir à la culture internationale et rester confinés dans nos réalités, surtout au niveau de la conception du pouvoir. Souvent, nos chefs pensent qu’ils sont le choix de Dieu. Du coup, le peuple se confond en salamalecs. Ce qui nuit au bon fonctionnement des pays.

Votre discours est très politique…

Ce n’est même pas de la politique. J’estime qu’à 65 ans j’ai assez vécu pour me sentir responsable. J’aimerais que nos dirigeants nous considèrent comme tels. Si vous refusez de vous prosterner devant eux, ils pensent que vous êtes un problème.

En République démocratique du Congo, la Constitution a été modifiée pour que la présidentielle soit à un tour. Il y a un grand besoin de financements extérieurs. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

De l’énervement. Je pense que le jeune homme qui est au pouvoir n’est pas au courant de la marche du monde. Il n’a aucun rêve, aucune ambition pour son pays. Je n’ai pas l’impression qu’il ait compris que c’est un pays énorme, avec beaucoup de richesses, notamment culturelles. Il ne laissera pas un souvenir impérissable aux Congolais.

À 65 ans, avez-vous encore des rêves ?

Je rêve de devenir un meilleur humain.

Sur votre album, vous avez repris Ata ndele, une chanson d’Adou Elenga qui date de la colonisation, dans une version de Mayaula Mayoni. Ata ndele signifie « tôt ou tard, le monde changera ». C’est aussi votre message ?

Je voudrais que les Congolais se mettent cela dans la tête. Il y a une autre chanson où je dis que je n’ai jamais entendu parler d’une journée éternelle. Par conséquent, il n’y a pas de nuit éternelle. La vie est faite de cette dualité : la nuit n’est belle que par rapport au jour et vice versa. Il faut vivre au lieu de subir.

Quels sont vos projets ?

Mon prochain album, je le ferai avec un orchestre symphonique brésilien. Les Brésiliens m’ont mis dans la tête que ma manière de composer sied bien à un orchestre symphonique.

À quand un concert à Kinshasa ?

Je ne cherche pas à m’imposer à qui que ce soit. Si les Congolais ont besoin de moi et qu’il y a un piano, j’irai jouer à Kinshasa. Ce sera un grand honneur et un grand plaisir.

jeuneafrique.com – Propos recueillis par Tshitenge Lubabu M.K.(01/06/2011)

 

 

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99- L’autre mondialisation de Ray Lema

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99- L’autre mondialisation de Ray Lema

Paris -09/05/2011 – Avec son nouvel album, 99, le pianiste congolais Ray Lema quitte l’intimité du solo et du trio pour rejoindre les rangs d’un grand orchestre. Avec son titre, 99, un numéro qui désigne en France tous ceux nés hors du sol national, il réfléchit en musique aux conséquences de la mondialisation, aux identités africaines et françaises… L’occasion de rêver d’un monde meilleur, plus tolérant et plus métissé.

RFI Musique : Après plusieurs années dans des formules intimistes en solo ou en trio, vous avez fondé en 2009, l’orchestre Saka Saka… Pourquoi ?

Ray Lema : Il s’agit d’un retour à ce que je faisais dans les années 1980. Avec ma période piano solo et trio, plein de gens ont commencé à me prendre pour un intello ! Donc j’ai voulu revenir à une musique plus proche du peuple, du corps et de la danse ! « Saka Saka » désigne un plat à base de manioc. Ce disque s’impose comme un véritable melting-pot musical. S’il y a une forte base congolaise, tu ne sais finalement pas trop de quel pays le son vient ! Il y a deux chanteurs congolais, deux Françaises, des cuivres cubains, un batteur et un bassiste camerounais, un tromboniste américain, un guitariste brésilien… Bref ! C’est le grand mélange, reflet de notre époque actuelle !

Que signifie ce numéro, « 99 », votre titre ?

Il s’agit d’un clin d’œil à mon matricule. En France, le numéro 99 désigne ceux qui sont nés ailleurs : tous dans le même sac ! Pour une fois, je me suis dit que j’allais assumer avec fierté ce vaste fourre-tout, auquel j’appartiens. Au quotidien, dans les rouages de cette grosse machine qu’est l’administration française, ce chiffre constitue une source constante d’agacement : entraves, chipotages, questionnements…

La mondialisation dont vous parlez en prologue de ce disque constitue-t-elle, selon vous, un rapprochement ou un éloignement des cultures entre elles ?

Je pense qu’il s’agit d’un phénomène bipolaire. Avec la mondialisation, la planète se rapetisse par l’accroissement des moyens de communication. En même temps, les identités deviennent de plus en plus crispées, les communautés se resserrent, le petit être humain se sent menacé par ses lointains ou proches voisins… Enfin, j’ai la ferme certitude que nous assistons à une sorte de nivellement des cultures ! A cause de leur agressivité artistique, les Etats-Unis sont en train d’harmoniser toutes les cultures mondiales. Ainsi, la France s’américanise de plus en plus, tout entière éprise de la gestuelle et de la créativité outre-Atlantique. Un grand pourcentage de groupes hexagonaux chante en Anglais !

Sur le continent Africain, on assiste aussi à une sorte de disparition des bases culturelles ?
En Afrique, c’est encore plus tragique : carrément catastrophique ! Avec l’exode rural, l’accès à la télévision et au confort, les gens se fascinent totalement pour l’Occident ! Nos chefs d’Etat considèrent les problèmes du continent d’un simple point de vue économique et matériel, alors que la solution passe par la culture et l’éducation. Les Africains ne sont même pas conscients de leur richesse musicale énorme, celle que le monde entier leur envie ! Or, un peuple qui ne connaît pas ses trésors conduit à tous les désastres.

Dans votre avant-dernier titre, Ata Ndele, vous récitez la litanie des grands leaders panafricains (Thomas Sankara, Kwame Nkrumah, Nelson Mandela…). Une façon de dire qu’une autre Afrique est possible ?
Ata Ndele signifie « tôt ou tard ». Tôt ou tard, l’Afrique devra se réveiller ! Sur ce continent, nous avons eu de grands hommes qui ont su rêver très fort ! Aujourd’hui, nos présidents ne rêvent plus, l’Afrique ne rêve plus, aucun programme de société ne permet de viser la moindre utopie… Vous connaissez les Sapeurs du Congo ? La Sapologie, cette « science du vêtement » initiée par Papa Wemba ? Les jeunes font des concours pour savoir lequel est le mieux fringué, le plus « griffé » ! Maman ! En voilà une ligne de vie !!! Tandis que certains rêvent d’aller sur Mars, en Afrique, on rêve d’attraper des chaussures Yves-Saint-Laurent ! A mon âge, il y a de quoi se taper la tête contre les murs !

Retour en France : quelles solutions y’aurait-t-il, selon vous, pour avoir une vraie identité musicale ?

Ce pays devrait assumer sa multi-culturalité ! Dans les rues de Paris, résonnent une infinité de rythmes. Des jeunes jouent de la salsa, de la samba, du mandingue… comme personne ! Et tous ces petits mondes-là se rencontrent ! Mais les médias les ignorent vigoureusement et préfèrent nous rebattre les oreilles avec Ben L’Oncle Soul, contre qui je n’ai rien, notez, à part ce matraquage incessant ! Ici, les médias ou les maisons de disque cloisonnent : chanson française/pop-rock/jazz/hip-hop… Et tout le reste, c’est « 99 », autrement dit « musiques du monde ». C’est aberrant ! Alors parfois, pour se donner bonne conscience, ils sortent des artistes tels Amadou & Mariam, ou mettent en avant tel joueur de kora magnifique, mais difficile à écouter plus de vingt minutes, tellement c’est ethnique… Forcément, le public français trouve cela « mignon », sans plus. Ainsi, ces décideurs artistiques nous servent de temps en temps une certaine idée de l’Afrique, loin d’être représentative… Donc, tu serres les dents, tu tapes du pied, et t’attends que cela passe, car cela finira forcément par passer. Il faut vraiment que la France se décrispe, et regarde ses identités plurielles en face : il y a moyen de servir une musique géniale, plus qu’explosive et tout à fait rentable.

Anne Laure Lemancel (RFI)

 

 

 

 

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99 – Mondomix

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Ray Lema donne du sens depuis une trentaine d’années à l’idée communément reprise aujourd’hui du Local/Global. Ancré dans les traditions musicales de son Congo (RDC) natal et plus largement de son continent qu’il a arpenté au fil des rencontres de sa carrière, il tisse un discours de fraternité qui dépasse les océans. Son dernier album tout simplement 99 ne fait référence à aucune prophétie apocalyptique passée de date, mais au code attribué par l’administration française à ses concitoyens né hors de ses frontières et aux étrangers qui vivent sur son territoire. C’est au cœur de ce département fictif à la préfecture sans nom, qu’il nous donne rendez-vous. C’est en s’appuyant sur ces Français d’ailleurs, sur ces Etrangers de partout, qu’il tient à revigorer son propos en laissant s’exprimer chacune de facettes qui composent cet ensemble original. Cette humanité disparate où même les Français de France ont au final leur place.
Accompagné par Etienne Mbappe à la basse, Conti Bilong à la batterie, Rodrigo Viana à la guitare, une petite section de cuivres et quelques choristes dont Cathy Renoir, Ray Lema compose un album où les langues et les influences se côtoient et réagissent entre elles, participant à l’unité de l’ensemble. Il invite Chico César, un des hérauts de la jeune génération brésilienne qui comme lui compose en s’appuyant sur les musiques de tradition ou la chanteuse Anouk Khelifa remarquée sur les premiers albums de la Mano Negra. Chanté en Français, Les Oubliés de Kivu revient sur les massacres perpétrés à la charnière des siècles dans cette région frontalière du Rwanda. D’une voix douce posée, Ray Lema semble regretter de ne pas avoir su assez crier. « Quelques lignes infimes pour des crimes infâmes, tout un peuple infirme et les larmes d’une femme. Quelques mots infimes pour des fautes infâmes, la conviction intime d’un immuable drame. Dis-moi toi qui sais pourras-tu un jour me pardonner… »
Squaaly (Mondomix – 06/05/2011)

 

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